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Le conseil municipal vu des élus d'opposition

Vendredi 20 mars 2026, le nouveau conseil municipal a connu un moment particulier : une parenthèse d’apaisement et de dignité lors de la présidence d’Annie DELAU (la doyenne des élus), que je tiens à saluer pour la qualité de sa conduite et l’esprit qu’elle a su insuffler.

Mais cette respiration aura été de courte durée.

Très rapidement, les premières tensions sont apparues. Le maire nouvellement élu, pourtant confortablement installé dans ses fonctions, a été surpris par une demande pourtant élémentaire de transparence : l’affichage de ses indemnités dans le rapport du conseil. Une transparence minimale, finalement renvoyée en annexe.

Sur le plan juridique, j’ai rappelé un principe simple : un nouveau conseil municipal ne peut valablement approuver le procès-verbal d’un précédent conseil. Ce principe d’autonomie n’est pas une opinion, c’est une règle. Il m’a été répondu qu’un accord de la préfecture existerait. J’en ai demandé la confirmation écrite.

Sur les questions budgétaires et de gouvernance, j’ai proposé d’ouvrir un débat sur la limite d’engagement du maire, aujourd’hui fixée à 100 000 euros. La réponse a été le renvoi vers une future commission “finance”, dont l’existence même restait à confirmer. Dont acte : nous serons particulièrement vigilants à sa mise en place effective.

Plus préoccupant encore, l’absence de directeur général des services, pourtant mentionné dans une décision officielle. Interrogé sur ce point, et sur la prise en compte des observations de la Cour des comptes, le maire a éludé, avec une nervosité révélatrice.

Enfin, le refus d’accorder une question diverse à l’opposition — concernant pourtant un sujet important — marque une ligne claire : celle d’une parole que l’on tente de restreindre. Nous l’avons dit et nous le redirons : dans une démocratie locale, l’opposition a toute sa place.

Ce conseil municipal aura donc été instructif. Il révèle une manière de gouverner que nous continuerons à interroger : exigence de transparence, respect des règles, place du débat.

Pour ma part, je suis resté strictement factuel, fidèle à une ligne claire : défendre les principes démocratiques et l’intérêt général.

À noter enfin : le refus de présenter le budget aux nouveaux élus, majorité comme opposition. Une décision difficilement compréhensible au regard des enjeux.

Nous resterons mobilisés, exigeants et pleinement engagés au service de tous les habitants.

Pierre RANGER

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